أخبار عاجلة

IL ETAIT UNE FOIS BOUMEDIENNE

Voilà donc 35 ans – un mercredi 27 Décembre – que disparaissait le président Boumédiène, frappé subitement au cours de cet été de 1978, par une mystérieuse maladie galopante, diagnostiquée comme étant la maladie de Waldenström. Voilà ce qu’en dit monsieur Ali Yahia Abdenour in son livre
..
Au-delà des violations des libertés et des droits de l’homme, au-delà de son machiavélisme politique et de ses erreurs sur le plan économique, l’œuvre qu’il a accompli durant les treize années durant lesquelles il a régné sur le pays est, pour emprunter la formule de GEORGES MARCHAIS « globalement positive ». Il y a eu beaucoup d’usines clefs en main qui ne fonctionnaient qu’à faible rendement, peu de cohésion sociale et peu d’adhésion du peuple au pouvoir qu’il lui avait imposé. Lui qui avait nationalisé les hydrocarbures pour libérer l’économie nationale de toute ingérence étrangère, a sacrifié l’agriculture, mettant le pays dans une situation de dépendance alimentaire alarmante qui n’a fait que s’accentuer. L’Algérie a vécue plus de onze ans sans constitution et Boumediene, président du conseil de la révolution et chef de l’ETAT, a gouverné par voie d’ordonnances. Il a eu ses fidèles et ses infidèles, ses partisans et ses adversaires, ses « fils » qui revendiquent aujourd’hui, tant au niveau de l’armée que de la jeunesse, sa politique, défendent son héritage et e qu’ils appellent « les acquis de la révolution ». Sa politique, contestée à l’intérieur dans de nombreux domaines, lui a valu un grand prestige à l’étranger où elle a été perçue comme progressiste et en faveur des grandes causes justes.

Alger était la Mecque de nombreux mouvements de libération. De nombreux algériens se seraient accommodés d’une telle politique s’il avait rétabli les libertés fondamentales et libéré le peuple du carcan rigide qui l’étouffait. Courtisé de son vivant, Boumediene dont la maladie a été couverte par le plus épais des secrets d’Etat a été pleuré è sa mort par le peuple, surtout les ouvriers agricoles, les paysans pauvres, les travailleurs, l’armée, les femmes, parce qu’il a construit des villages, des écoles, des universités, des hôpitaux avec soins gratuits, établi des assurances sociales et un salaire minimum qui a permis d’élever leur niveau de vie. Nombreux aussi sont les cadres, des membres de la NOMENKLATURE, qui l’ont critiqué après sa mort, avec autant d’ardeur qu’ils avaient mis à le louer, quand ils supputaient qu’il était au pouvoir pour de longues années et que leur sort était entre ses mains.

Par Abdenour ALI-YAHIA IN SON LIVRE INTITULE RAISON ET DERAISON D’UNE GUERRE AUX EDITIONS L’HARMATTAN


Amokrane Nourdine

اضف تليق

Leave this empty:

شارك

تعليقات الزوار

لا تعليقات