La « gifle » …électorale

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Les élections législatives du 12 juin 2021 en Algérie n’ont à l’évidence pas connu un engouement de la part des citoyens algériens, une moyenne de participation annoncée par l’ANIE avoisinant les 30%, un taux relativement critiqué sur la toile.
Une journée des plus ordinaires, les algériens ne semblaient point préoccupés par ce scrutin, des bureaux de vote quasi vides sur le territoire national, de très faibles taux de participation annoncés tout au long de la journée, une prolongation inexpliquée d’ouverture des bureaux de vote pour finir sur une moyenne de 30,20% de participation en début de soirée.
Le chef de l’Etat a accompli son devoir électoral accompagné de son épouse et de ses deux filles, mais il a été remarqué l’absence de ses fils. Suite à un point presse, A. Tebboune a déclaré ne pas être préoccupé par le taux de participation, qu’il respectait les abstinents, et que la volonté minoritaire ne devait s’imposer à la volonté majoritaire … qu’il était très confiant par l’issue de ces élections. Des déclarations plus que contradictoires….
Analysons brièvement la situation, le chef de l’Etat a été « élu » en 2019 avec prés de 5 millions de voix, après l’échec du referendum constitutionnel, qui lui aussi a enregistré un taux d’abstinence record, aujourd’hui, le « peuple » algérien, a répondu par son silence au chef de l’Etat, le taux de participation aux législatives est dérisoire (prés de 3 millions de votants) reflète la volonté du peuple, il ne s’agit plus du Hirak, il s’agit de la MAJORITE SILENCIEUSE, qui a rejoint le boycott des adeptes du mouvement populaire.
La légitimité de ce gouvernement rudement remise en question, maintenir les résultats de ces législatives est loin de s’inscrire dans un processus démocratique de la dite Nouvelle Algérie, si nous venions à respecter les propos du président, il est clair que la majorité écrasante a gagné ce scrutin, les 30% (taux non définitif) peuvent ils représenter tout un peuple qui a « boycotté » ces élections ? Quelle serait la légitimité de ce parlement ? Qui rappelons le a pour objectif premier de « symboliser » la voix du peuple…
Ce taux interprète encore une fois, la rupture totale de confiance peuple/gouvernement, les candidats des partis politiques autant que les candidats indépendants, ont manifestement échoué à convaincre leur auditoire, il a été noté plusieurs dépassements lors de cette journée, les tentatives de bourrage des urnes encore présentes, la kabylie a enregistré le plus faible taux de participation comme à l’accoutumée, les propos déplacés de Bengrina (pressenti 1er ministre), ont suscité une effroyable colère et traduit la médiocrité de la classe politique en l’Algérie.
L’absence de participation des partis d’opposition a été justifiée par l’absence de conditions favorables à ces élections, à savoir : la libération des détenus et l’ouverture du champ médiatique et politique.
Dans un pays « démocratique », ces résultats ne peuvent en aucun cas être maintenus, légitimer ce faible taux est avouer à demi-mot le déni dans lequel vivent les dirigeants de l’Algérie.
Les élections présidentielles de 2019, le référendum constitutionnel de 2020 et les législatives de 2021 ont été rejetés, les urnes doivent refléter la volonté du peuple, dans le cas contraire, elles doivent être annulées.
Le régime demande à ce que l’élite s’organise politiquement, mais en imposant une minorité écrasante, le régime éloigne toute once de démocratie. S’organiser est un fait inéluctable, mais impossible de s’impliquer politiquement en l’absence d’inducteurs d’ouverture démocratique.
Tant que le régime imposera sa feuille de route, oser parler de changement est juste
« caricatural », le problème ne se situe pas forcement en « crise d’hommes », le problème réside essentiellement dans la volonté du régime de se maintenir au pouvoir sans faire aucune concession. Le régime cherche des alliés pour se régénérer. Les dignes hommes et femmes politiques refusent de participer à cette résurrection.
Il est impératif de trouver un moyen de sortie de crise, le chef de l’Etat ne peut faire abstraction de l’échec de ses élections et de son gouvernement. Il est impossible de bâtir un pays sans le consentement de son peuple. Combien de temps faudra t il à ce régime pour admettre cet échec ? Que devra t il encore sacrifier pour rester au pouvoir ? Saura t il faire preuve de bonne volonté pour l’avenir de toute une Nation… Que se passe t il au sommet de l’Etat A. Tebboune a-t-il décidé de faire cavalier seul ? Sera-t-il neutralisé ? Les prochains jours, voir heures nous de le diront.
En attendant, les prémices d’une Nouvelle Algérie semblent …fictives, les algériens à travers ce scrutin ont démontré leur opposition sont ils tous pour autant ennemis de l’Etat? La légitimité de ce gouvernent vraisemblablement contestée par la MAJORITE.
 

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تعليقات الزوار

  1. تحية لاحرار الجزاءر

    حان وقت العصيان حان وقت الحسم يجب الخروج الى الشارع بكثافة وفي كل انحاء الجزاءر لان الفرصة مواتية النظام البائد الكابورالي الغبي في تشتت وفي اخر ايامه واذا مرت هاته الفرصة فلن تقوم للجزاءر قائمة يجب المرور للسرعة القصوى عصيان مدني وتوقف الحياة العامة فقط لاسبوع الخروج والوقوف في وجه عملاء الشرطة وبوصبع والشياتة وعدم مغادرة الشارع. كما كان في مصر. وتونس. اما الخرجات والجولات السابقة فهي لن تفيد في شيء. يجب رفع شعار الشعب يريد اسقاط النظام. ثم يسقط يسقط حكم العسكر. ثم مدنية ماشي عسكرية. ثم ايضا تحريك الجالية في الخارج. والاعلام. لان العالم يعرف ما يقع في الجزاءر من قمع وقتل وسجن وتشريد . اذن على بركة الله الى الجهاد الى الاستقلال الحقيقي

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