La contre-révolution n’est pas là où on croit la débusquer

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ÇA SUFFIT 

La contre-révolution n’est pas là où on croit la débusquer. Elle s’est introduite pour se nicher au cœur même d’un « Hirak » pour le dévoyer et l’entraîner dans une croisade contre un État dont l’autorité vacille faute de perspectives sérieuses.

Elle se reconnaît à ces slogans guerriers, dirigés principalement contre l’armée et les services de renseignement, sous couvert d’une « silmiya » inspirée de Gène Elmer Sharp, ce « machiavel des révolutions non-violentes » à enjeu exclusivement géo-stratégique et qui fonctionne, dans la bouche de la bande à Zitout, comme une vraie « ruse de guerre ».

La « contre-révolution », c’est cet étrange et funeste amalgame de vieux résidus bouteflikistes encore nocifs, d’islamistes revanchards, de modernistes abusés et aigris et de castes bureaucratiques et compradores qui s’abreuvent du vide politique et redoublent maintenant d’agressivité, intimidant et menaçant tous les patriotes pour qui le changement n’est pas synonyme de désordre et de chaos.

Ces « contre-revolutionnaires » surfent sur l’état de régression politique et intellectuelle d’une classe politique évoluant dans l’entre-soi et puisent leur carburant dans des décisions absurdes, à l’exemple de ce projet de loi sur la déchéance de la nationalité, symptomatiques d’une sclérose politique qui frappe des autorités civiles en manque d’imagination et qui, ultime déchéance, s’apprêtent dans l’optique des législatives anticipées à ressusciter de vieilles recettes éculées en fabriquant dans l’improvisation la plus totale une future « majorité présidentielle” qui ressemblera à un immense capharnaüm politique où seront recyclés les vieux déchets politiques toxiques.

Triste et révolté de voir mon pays à ce point abimé et pris en otage par tous ces « Raspoutine » qui squattent les allées de la Présidence et ces jusqu’au-boutistes du « Hirak » qui rêvent de transformer Alger en Damas ou Tripoli.

Il est temps que les femmes et les hommes de bonne volonté sortent de leur mutisme, au risque de se rendre complices de la destruction de l’Algérie, pour crier haut et fort : ça suffit !

Samir Bouakouir

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