La machine à fabriquer le malheur des Algériens doit être brisée

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Le Hirak reprend la main Ce dimanche 21 février, la Place de la République à Paris était Noire de monde. Par milliers, les Algériens, femmes et hommes, sont venu-e-s de toute l’Ile-de-France et de quelques villes de Province. Drapeaux nationaux et nord-africains (amazighs) se côtoyaient dans la joie des retrouvailles. La parenthèse covid-19 qui a suspendu les manifestations les plus massives que les révolutions pacifiques aient connu, semble se refermer pour laisser s’ouvrir une seconde mi-temps décisive du Hirak/Amussu. Des stands associatifs qui ont été mis en place à la hâte, il y en avait une bonne dizaine de différentes sensibilités politiques, fusaient des discours vigoureux à l’adresse du régime militaire algérien qui veut se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire. La dictature et ses méthodes inhumaines (arrestations arbitraires, emprisonnements, tortures, viols) étaient dénoncées en français, en tamazight, en arabe avec courage et détermination. Les mots d’ordre sont revenus avec intensité et se résument en « système dégage » ! Ce n’est plus une demande mais une exigence énoncée avec force. Les partis politiques, Jil El-Jadid et FFS officiel notamment, qui ont fait volte-face en se ralliant à l’agenda du pouvoir, ont été fortement fustigés. Il ne fait pas de doute que ce second anniversaire du Hirak/Amussu est en train de créer une rupture radicale qui fera basculer la scène politique algérienne restée figée depuis 1962. Une nouvelle pensée politique, un nouveau rapport au pouvoir militaire sont désormais ancrés dans la société. Ce que le régime algérien ne veut pas entendre, il sera forcé d’en prendre acte : le changement radical, l’avènement de l’État de droit. La pseudo-grâce qui a permis à certains prisonniers de recouvrer leur liberté ne peut faire illusion. Ces militants connus ou anonymes n’ont rien fait pour être graciés. Emprisonnés injustement, ils doivent être réhabilités pleinement dans tous leurs droits et tous les autres détenus d’opinions doivent impérativement être libérés à leur tour ! Deux ans après le big-bang politique de février 2019, le peuple algérien est résolu à prendre les clés de sa souveraineté. Aujourd’hui, les Algériens sont convaincus que le changement est aux frontières du tangible. Rien ne peut arrêter ce cours de l’histoire. Il n’est plus possible de regarder passivement les crises économiques, politiques, culturelles, sanitaires, morales anéantir le plus grand nombre. La machine à fabriquer le malheur des Algériens doit être brisée, c’est ce que la révolution citoyenne est en train d’accomplir. En Algérie, le 22 février 2021 sera une généralisation de Kherrata à tout le pays ! Gloire aux militants de terrain d’Algérie et de la diaspora.

Hacène HIRECHE, militant associatif

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