Des associations féministes dénoncent l’incarcération de Dalila Touat et exigent sa libération

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Près de deux mois après l’incarcération de Dalila Touat, des militantes et des associations féministes continuent à se mobiliser pour réclamer sa libération immédiate et inconditionnelle».

Le 3 janvier dernier, Dalila Touat, engagée depuis une dizaine d’années aux côtés des chômeurs, était arrêtée par les services de sécurité. Elle est alors accusée d’«outrage à corps a constitué, diffamation et publication portant atteinte à l’ordre public». Incarcérée à la prison de Aïn Tedles à Mostaganem, elle est condamnée le 19 janvier dernier, par le tribunal correctionnel de Mostaganem, à «18 mois de prison ferme».

Près de deux mois après son incarcération, des associations et autres organisations féministes continuent toujours à se mobiliser pour réclamer sa libération.

Dans un communiqué publié ce mardi 9 février, signé entre autres, par le réseau Wassila, FEME( Femmes Algériennes pour un changement pour l’égalité), le collectif des femmes de Constantine ou encore le collectif libre et indépendant des femmes de Béjaïa, les militantes féministes ont dénoncé «vigoureusement la détention arbitraire de Dalila Touat, le harcèlement judiciaire qu’elle subit depuis des années, ainsi que les conditions inadmissibles de son emprisonnement».

Elles ont également exprimé leur soutien «aux luttes pour le droit au travail de tous les Algériens, particulièrement les femmes qui subissent doublement la crise économique, les affres du chômage et de la précarité».

Par ailleurs, les signataires du document se sont dites «inquiètes pour Dalila Touat qui s’est remise en grève de la faim afin de dénoncer sa détention injuste et les conditions intolérables de son emprisonnement : propos injurieux, mauvais traitement et intimidations selon la presse, ses avocats, et sa famille», tout en tenant pour «responsables»«les autorités pour toute détérioration éventuelle de son état de santé».

Enfin, elles exigent «la libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que le respect et la consécration effective de leurs droits fondamentaux dont le droit au travail, le respect et protection de l’intégrité morale et physique de tous et toutes les détenus.e.s, le droit à la liberté d’expression et celui d’avoir un procès juste et équitable».

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