Karim Tabbou, figure du Hirak en Algérie, transforme son procès en tribune contre ses accusateurs

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L’opposant dénonce sans relâche l’emprise de l’armée sur les institutions civiles et est notamment poursuivi pour « atteinte à l’unité du territoire national ».

Jusqu’au bout de la nuit, 59 avocats, sur les 180 qui se sont mobilisés pour défendre l’opposant Karim Tabbou, se sont relayés pour pilonner l’accusation au tribunal de Sidi M’hamed, à Alger. « Un dossier vide et des accusations fabriquées de toutes pièces », ont-ils répété. A 4 heures du matin, jeudi 5 mars, la présidente a levé la séance et renvoyé le verdict au 11 mars.

Incarcéré depuis son arrestation en septembre 2019, Karim Tabbou est le fondateur et coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS) après avoir été, de 2007 à 2011 le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), le plus ancien parti d’opposition d’Algérie. Il comparaissait pour de nombreux chefs d’accusation, dont « entreprise de démoralisation de l’armée », « atteinte à l’unité du territoire national » ou encore « incitation à attroupement ». Des faits pour lesquels, vers 16 heures, le procureur avait requis une peine de quatre ans de prison ferme et 200 000 dinars d’amende (environ 1 500 euros) à son encontre.

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