Washington : « Gaid Salah s’enferme dans le déni » et un taux de participation très bas aux élections

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Les rapports des chancelleries occidentales sur les prochaines élections présidentielles du 12-12-2019 se succèdent et sont aussi mitigés les uns que les autres. Les Etats-Unis qui ont mis, depuis plusieurs mois, les services de leur chancellerie à Alger sur le qui-vive commencent à se faire une idée très claire de la situation politique actuelle et même de l’avenir proche du système en place. Un dernier rapport soumis au Département d’Etat par l’ambassade américaine à Alger est sans concession. Il fait part d’une campagne électorale atone et sans présence de militants, de candidats chahutés, boudés, conspués… « un processus totalement discrédité et une élection vouée à l’échec ».

Les Américains qui au début, sans prendre-partie solennellement, « étaient favorables » à un passage en force de l’institution militaire pour imposer un candidat « consensuel » issu de la scène politique sont aujourd’hui plus que sceptiques. Le choix des compétiteurs pour la magistrature suprême a été une « erreur fatale », d’après l’analyse américaine. Washington aurait préféré que l’armée lance dans l’arène un jeune candidat plus « crédible » et plus proche du hirak, au lieu et place d’anciens premiers ministres ou ministres de l’ère Bouteflika tous rattrapés par l’âge ou par un passé compromettant.

Mais ce qui a fait le plus douter les Américains, ce sont les « performances » de l’homme fort de l’Algérie, le général Ahmed Gaid Salah. Le chef de l’état-major est jugé « coupé de la réalité », « suffisant » et surtout « enfermé dans le déni » de ce qui se passe sur le terrain. « Tous les indicateurs laissent prévoir un boycott sans précédent de la prochaine échéance électorale », estime un diplomate européen en poste à Alger. « La rue est en ébullition et la campagne électorale n’existe que dans la presse aux ordres des militaires. La situation est explosive et cela risque de déraper dangereusement le 12 décembre », affirme la même source.

En tout cas, à Alger comme à Washington et à Paris, tout le monde s’accorde à dire que le jour de vote sera, sans conteste, le « juge de paix » pour le général Gais Salah et son clan.

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