Le barreau d’Alger menace de boycotter les procédures de poursuites contre les manifestants

IMG_87461-1300x866

Le Conseil de l’Ordre des avocats d’Alger a menacé hier, hier mercredi, de “boycotter toutes les procédures de poursuites » contre manifestants pacifiques « qui mènent vers des procès fictifs”.

Dans un communiqué, signé par le bâtonnier Me. Abdelmadjid Sellini, le barreau d’Alger a dénoncé, « avec regret, des violations de la procédure et de la loi, qui touchent aux droits et aux libertés les plus élémentaires ainsi qu’aux droit de la défense dans le traitement des dossiers » des détenus du Hirak.

Réitérant son « soutien aux revendications du mouvement populaire pour un Etat de droit et l’indépendance de la justice », le Conseil de l’Ordre des avocats d’Alger a dénoncé «les arrestations qui ont ciblé des manifestants pacifiques», indique le même communiqué.

Les avocats de la capitale ont affirmé avoir enregistré, « avec regret, de nombreuses violations de la procédure et de la loi, qui touchent aux droits et aux libertés les plus élémentaires ainsi qu’aux droit de la défense dans le traitement des dossiers devant les instances sécuritaires et judiciaires, depuis le droit légal de contacter la famille ou l’avocat jusqu’à l’abus du recours aux mandats de dépôt dans les poursuites engagées malgré le caractère pacifique des manifestations, ce qui est contradictoire avec les aspirations des citoyens à construire une justice indépendante en laquelle ils ont confiance », regrette la même source.

Et d’affirmer que celles-ci « Constituent une violation flagrante des droits et libertés consacrés par la Constitution et les conventions internationales». Le barreau d’Alger s’est déclaré «surpris et choqué par certains procédés répressifs utilisés lors des manifestations pacifiques» avant de rejeter «énergiquement ces pratiques» qui, d’après lui, «risquent de rendre plus complexe la situation ».

Fatma Zohra Foudil

اضف تعليق


تعليقات الزوار

الجزائر تايمز فيسبوك