Après le dérapage à l’APW de Tizi Ouzou : Que peut-on encore espérer du FFS et du RCD ?

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Ce qui s’est passé au siège de l’APW de Tizi Ouzou, mercredi dernier, prouve encore une fois que le citoyen kabyle ne pourrait rien attendre ni du FFS ni du RCD. Ces derniers sont devenus ce qu’il y a de plus honteux. Alors qu’il y a quelques années, c’était deux partis qui exprimaient et portaient l’espoir notamment en Kabylie.

Le départ aussi bien de Hocine Ait Ahmed que celui de Said Sadi a fait plonger ces deux formations politiques dans l’inconnu. Ait Ahmed aussi bien que Said Sadi, et quelque soit la divergence de vue que l’on pourrait avoir avec ces deux hommes politiques, ont été deux figures politique ayant une stature et une influence incontestables. Aussi, ils étaient dotés d’un riche parcours et surtout d’un niveau dont ne peut désormais se prévaloir aucun cadre ni du RCD ni du FFS actuellement.

Cet élément pourrait d’ailleurs constituer l’une des explications concernant le fait que les élus du FFS et ceux du RCD soient tombés si bas lors de la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de l’APW mercredi dernier. Ni Ait Ahmed ni Said Sadi n’ont eu le réflexe salvateur de préparer le terrain à une relève à laquelle ils pourraient passer le flambeau sans risque de voir les deux partis s’effondrer comme un château de carte.

Le fait aussi que la nouvelle vague de militants ait pris en main ces deux partis en ne trouvant pas l’ancien effectif (ce dernier ayant déserté massivement les deux formations politiques en question pour des raisons connues de tous) est aussi un autre élément qui pourrait étayer cette déconfiture dans laquelle patauge aussi bien le FFS que le RCD. La bagarre générale qui a caractérisé la séance de l’APW à Tizi Ouzou est un événement gravissime. Il ne pourrait en aucun cas être réduit à un fait divers. Les kabyles, qui ont beaucoup compté dans le passé sur le FFS et sur le RCD,  peuvent-ils désormais avoir le même regard sur ces deux partis ? Rien n’est moins sûr.

On se demande d’ailleurs aujourd’hui, suite à l’incident grave de mercredi dernier, ajouté à toutes les déceptions accumulées aussi bien à l’endroit du FFS que du RCD, si en fin de compte, il y avait une différence entre ces derniers et le FLN ? Un FLN censé être combattu aussi bien par le FFS et le RCD. C’est donc, la désillusion totale à l’égard du FFS et du RCD. Pourtant, dans les années quatre-vingt-dix, ces deux partis étaient l’espoir personnifié pour presque tous les kabyles. Comment le FFS et le RCD en sont-ils arrivés là ? Même ceux qui pourront répondre à cette question ont décidé d’observer le silence curieusement.

Tahar Khellaf

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